La Blockchain au service du consommateur

Ce qui caractérise notre époque, c’est la perfection des moyens et la confusion des fins.

Albert Einstein

Malgré ma position contre les géants de la distribution, il faut reconnaître, même si cela m’attriste, que ce sont eux qui ont les moyens qu’ils soient financiers, matériels ou technologiques pour permettre de réellement révolutionner le système alimentaire en place, ou du moins se mettre au service du consommateur et de la société. 

La Blockchain fait partie de ces moyens que seuls les géants peuvent se permettre de mettre en place car c’est un coût important et que ça devient « utile » à grande échelle. Tout d’abord, qu’est-ce que la blockchain ? Alors, de manière abrégée et simple, c’est une technologie qui va permettre de stocker mais aussi de transmettre des informations dans la transparence sans organe central qui contrôle. C’est une énorme base de données qui se rappelle de chaque actions, chaque échanges réalisés. 


L’IoT (Internet of Things) représente également un autre de ces moyens, considérés comme la troisième génération d’internet (Web 3.0), il consiste grossièrement à attribuer des identifiants uniques à des objets, des personnes ou encore des animaux afin de transférer les données sur un réseau sans aucune interaction. Il n’y a donc plus réellement de plateforme Internet qui s’immisce parmi nous. 

Aujourd’hui le consommateur revendique des droits sur l’alimentaire, notamment sa sécurité mais aussi de savoir ce qu’il consomme et sa provenance et ces deux révolutions technologiques n’ont donc pas tardé à être alliées. Le cabinet britannique Juniper research explique dans une étude récente que cette « alliance » va révolutionner l’industrie alimentaire.

Alors comment ces technologies vont réellement être bénéfiques ? Dans un premier temps, au niveau de la Fraude alimentaire (des produits mal étiquetés, dilués, substitués), grâce à une totale transparence, un suivi des produits et des contrats. Morgane Kimmich de Juniper Research « Dans ce système inefficace, la perte de dossiers est monnaie courante et la vérification des données, difficile », cela va permettre des économies de 131 Milliards de dollars d’ici 2024 et une réduction de 30% des coûts de mise en conformité. 

Au-delà des économies et du temps gagné, c’est un système mieux huilé qui en sort avec une diminution du gaspillage (30% des aliments produits sont perdus ou gaspillés avant d’être consommés) et surtout une traçabilité transparente car malgré les scandales passés et le désir du consommateur de savoir ce qu’il consomme, des cas continuent d’arriver comme celui des 780 tonnes de faux steaks hachés ont été distribués à des associations venant en aide aux plus démunis.  

Un outil alors révolutionnaire automatisant le système avec une entière transparence. 20% des 10 plus grandes chaines de supermarché mondiales utiliseront ces outils d’ici 2025 (Gartner) et de nombreux acteurs de l’IT tels que IBM ou Oracle investissent l’alimentaire pour prendre part sur le marché. 

Mais lorsque l’on voit ces géants investir l’alimentaire pour le bien du consommateur, est-ce vraiment l’objectif ? Et non une optimisation de leur système et une opération « marketing » afin de regagner la confiance des consommateurs, car le problème n’est-il pas dans ces modèles à grande échelle qui va exclure encore plus les producteurs ne souhaitant pas travailler avec les plus grandes chaines ou qui n’ont tout simplement pas les moyens. 

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer